
Fondé à Berkeley en 1990, le disquaire Amoeba Music colle plutôt bien à MOTHER, label de denim fondé en 2010 par Lela Becker et Tim Kaeding, connu pour son goût des silhouettes rétro. Le rapprochement tombe à pic. À l’heure où les plateformes livrent des playlists sur commande, le disque physique conserve un autre charme : celui de fouiller, de tomber sur une pochette intrigante, de repartir avec un album imprévu. Une démarche qui ressemble finalement beaucoup à la mode lorsqu’elle échappe aux tendances prémâchées. Le vêtement comme le vinyle devient alors une affaire de goût, de références glanées au fil du temps et de trouvailles que personne n’avait prescrites.
La capsule traduit cet esprit sans transformer le vestiaire en déguisement de rock star. Six modèles unisexes composent cette édition limitée, avec des clins d’œil aux archives musicales et aux vêtements patinés par les années. La Drifter Jacket se pique de badges aux accents punk, tandis qu’un pantalon de charpentier reprend les codes utilitaires avec une étiquette signée par les deux maisons. Les tee-shirts et le sweat-shirt jouent, eux, avec le logo d’Amoeba dans une version multicolore, suffisamment graphique pour réveiller un jean brut ou une silhouette monochrome. Un sac conçu pour transporter des vinyles vient compléter l’ensemble. Pratique, mais surtout bien plus intéressant qu’un tote bag promotionnel de plus.
Rien de trop impeccable, rien de trop calculé : le genre de pièces qui semblent avoir une histoire. Une approche fidèle à l’imaginaire de MOTHER, nourri par la Californie des années 1970, ses silhouettes décontractées et son goût pour les vêtements avec du caractère. Le résultat privilégie donc les clins d’œil bien sentis à la nostalgie littérale, avec un vestiaire qui emprunte autant à la culture musicale qu’aux codes du workwear.
AMOEBA x MOTHER disponible à l’international sur motherdenim.com ainsi que dans une sélection de boutiques MOTHER.
Rédaction : Rania Harrath