Que se passe-t-il lorsque les vibrations, la poésie et notre perception du monde se rencontrent dans une même œuvre ? Avec sa nouvelle installation, Laure Prouvost imagine une expérience immersive qui prend la forme d’un journal intime, invitant le visiteur à ralentir et à renouer avec ses sensations.
Laure Prouvost, Nous frissons d’étoiles, 2026. © Simon Lerat pour GrandPalaisRmn
À travers une scénographie où se mêlent vidéo, sculpture, parfums, sons et matières, l’artiste crée un environnement immersif qui conduit le public vers un état de contemplation, presque d’hypnose collective. Fidèle à son langage artistique, elle brouille les frontières entre le réel et l’imaginaire, le visible et l’invisible, offrant une expérience profondément sensorielle.

Laure Prouvost © Michaël Smits
Sans illustrer la physique quantique de manière littérale, Prouvost en évoque les résonances à travers l’idée de vibration, d’interconnexion et de perception. Son installation agit comme une invitation à appuyer sur un bouton « reset » : faire une pause, respirer et retrouver un lien avec nos sens, notre intuition et notre monde intérieur.
Dans une époque marquée par l’accélération permanente, Laure Prouvost nous rappelle que l’art demeure l’un des derniers espaces où l’on peut encore s’arrêter, ressentir et se reconnecter à l’essentiel.

Laure Prouvost, Nous frissons d’étoiles, 2026. © Simon Lerat pour GrandPalaisRmn
Nous, frissons d’étoiles – Laure Prouvost
Grand Palais – Nef, entrée Gabrielle Chanel, 7 avenue Winston Churchill, 75008 Paris
10 juin au 26 juillet 2026
Tous les jours de 10h00 à 19h30.
Texte Sophia Thowinsson