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LE TEMPS D’UN COCKTAIL AVEC LOANE COSTE

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Le Temps d'un Cocktail avec Loane Coste..

1. Qui est Loane Coste ?

Je suis autrice, compositrice et réalisatrice de musique. Je compose, chante, mais je construis aussi des univers : entre piano, machines, synth pop, voix, je raconte des histoires intérieures, des émotions, des moments de vie. Mon parcours m’a conduite à travailler pour mon propre projet artistique, mais aussi à collaborer pour le cinéma et le documentaire.

 

2. Comment tout a commencé ?

La musique s’est imposée très tôt comme une évidence : j’ai commencé le clavier quand j’étais enfant, sur un Philicorda que mes parents avaient à la maison. Voyant que j’y passais des heures, ma mère m’a offert un vrai piano droit, un cadeau qui a tout changé. J’en jouais tous les soirs en rentrant de l’école, c’était mon refuge, ce monde imaginaire où je pouvais tout dire, je créais des mélodies, des paroles, ce qui me permettais d’exprimer des émotions enfouies. Faire de la musique est très vite devenue une nécessité, une façon de respirer. C’est bien plus tard, quand je me suis installée à Paris, que j’ai osé franchir le pas de jouer mes chansons en public en faisant mes premiers concerts en solo dans un club à Châtelet.

 

3. Quels sont les moments clés de votre parcours artistique ?

Quand je suis passé de mon piano voix à Châtelet à un duo avec Lenny Kravitz “save us”, je me suis retrouvé à faire des premières parties de Camille au Zénith ou à jouer à Londres avec INXS et à enregistrer avec eux une version française de leur chanson “mystify”. Ensuite, ce qui a marqué mon univers artistique, c’est ma collaboration avec le Beau Bizarre Christophe avec notre duo “Boby”. La manière dont il façonnait ses sons dans son laboratoire musical nocturne, son rapport à la matière sonore, son exigence artistique, sont restés ancrés dans ma mémoire.  Et puis ma rencontre avec Joachim Gorrebeeck dans un studio en Belgique, aka Taska Black, avec qui j’ai réalisé mon dernier album très personnel “l’air de la nuit”.

 

4. La pandémie du Covid-19 a-t-elle influencé votre créativité ou la thématique de vos albums ?

La pandémie a été un moment particulier, comme pour nous tous. Elle a aussi marqué la disparition de Christophe. Non je n’ai pas écrit spécifiquement “à propos du Covid”, cette période m’a poussée à plus utiliser les réseaux sociaux pour garder les pieds sur terre, tenir dans ce monde chargé d’incertitudes. Je crois que ça a nourri mon besoin d’introspection, ce qui se reflète dans les ambiances plus minimalistes, plus aérées, plus “à nu” dans certains morceaux de mes projets récents.

 

5. Comment définiriez-vous votre univers sonore ? Quel en est le fil conducteur ?

Mon univers est un équilibre entre l’organique et l’électronique, entre le piano (acoustique) et les machines. J’aime que mes chansons me traversent comme une évidence : des nappes synthétiques, des beats discrets, la voix au centre, des silences aussi. Les thèmes qui reviennent souvent sont la distance, avec les personnes, avec les choses ; mon rapport à la nuit ; à la solitude, et puis l’envie d’avancer, de faire bouger les lignes. Par exemple dans “petite” j’encourage à briser les silences, à écouter et protéger les enfants, dans “encore là” je parle du paraître et des dérives du culte des apparences, d’une personne qui s’évite en se mettant des rustines sous la poitrine.

 

6. Pouvez-vous m’en dire plus sur la genèse de votre dernier album ?

L’air de la nuit est né d’un besoin de faire la synthèse d’une première partie de vie. J’ai choisi d’adopter le nom “Coste” (du nom de ma mère) pour marquer cette transition. Comme je le disais je l’ai réalisé avec Taska Black, qui fait partie de la nouvelle génération de réalisateurs multi talents, sa maîtrise de la techno et de l’électro m’a aidée à créer une nouvelle trame synthétique . L’album explore des thèmes comme la charge mentale (“dans la tête”), le besoin de tout lâcher (“l’air de la nuit”), l’espoir à distance (“ne t’en fais pas”) ou encore les dysfonctionnements de la justice (“sans suite”).

7. Quelle est votre relation avec le 7ᵉ art en termes de collaboration et d’émulation ?

Très attirée par la musique à l’image, j’ai eu la chance de composer pour plusieurs réalisateurs, comme Michel Gondry, Sophie Letourneur, Nils Tavernier ou Gabriel Julien-Laferrière. Collaborer avec des réalisateurs est très enrichissant : je ne compose pas seulement des chansons, mais des ambiances, des émotions visuelles, des narrations sonores. Donner une couleur musicale aux images me passionne, je viens d’ailleurs de terminer la bo d’un documentaire pour Arte pour lequel j’ai pris énormément de plaisir.

 

8. Plutôt musique ou cinéma ? 

Les deux, pourquoi les opposer, quand selon moi l’un nourrit l’autre.

 

9. Quelles sont vos autres activités annexes, engagements au quotidien ?

Avec mon collectif SoutienCiivise1, j’ai créé le “Festival 160000 Enfants”, un évènement artistique dédié à la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants. En France 160000 enfant en sont victimes chaque année, soit 2 à 3 enfants par classe, face à ce constat insupportable, nous avons fondé ce festival pour briser le silence, sensibiliser le grand public et agir concrètement en faveur de la protection de l’enfance, une journée de concert, lectures et de rencontres aux côtés d’incroyables artistes engagés. La prochaine édition aura lieu le 31 janvier à Communale à Saint-Ouen.

 

10. Des projets à venir ? Le mot de la fin  

Récemment, j’ai préparé une performance piano voix / projections vidéos avec l’artiste multidisciplinaire Nasim Nasr qui a eu lieu à l’Auditorium de la Cité des arts le 17 décembre . Il faut que je t’avoue quelque chose, depuis tout à l’heure je te dis que je réalise de la musique, mais en fait, c’est elle qui m’a réalisée. Et j’espère qu’à travers elle d’autres s’y retrouverons. Parce que la musique, au fond, nous unit, nous traverse et nous rend un peu plus vivants.

 

Texte : Harvey Ambomo  /  Photos: images courtesy of  Louis Dazy  & Gregory Eggermont

 

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