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Sébastien Tellier – Kiss the beast, la tournée

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Sébastien Tellier vient de commencer la tournée de son dernier album Kiss The Beast, nous avons eu la chance de la voir à Paris à l’Olympia, si vous pouvez y aller, foncez, c’est magique. Petit extrait de notre interview parue dans le dernier numéro du magazine.

Au sein du bouillonnement incessant des musiques actuelles, il est de plus en plus difficile pour les artistes de toucher un large public tout en exprimant leur personnalité propre. Pour ceux qui y parviennent, il est encore plus ardu de tenir sur la longueur après avoir percé grâce à des tubes si emblématiques qu’ils peuvent paraître indépassables. Ainsi, avec à son actif, des merveilles aussi incontournables que La Ritournelle, Roche ou L’Amour et la Violence, Sébastien Tellier aurait pu se contenter de gérer tranquillement sa place de musicien unique et transversal, un pied enraciné dans la grande tradition des orfèvres pop de la chanson française et l’autre surfant sur les secousses encore bien actives de l’électronique façon French Touch. Mais comme l’atteste son excellent huitième album, le simultanément remuant et bouleversant Kiss The Beast, le bonhomme n’est pas prêt à se reposer sur ses lauriers, tant qu’il lui restera de nouveaux territoires musicaux ou émotionnels à défricher. Rencontre avec un animal rare, dont la musique multiple, en perpétuelle évolution, aussi accrocheuse qu’insulaire, nous touche au plus profond de l’âme tout en stimulant nos sens depuis maintenant un quart de siècle.

 

Jusqu’à présent, chacun de tes disques s’inscrivait dans une thématique particulière : la politique, la sexualité, la religion, l’enfance ou la vie domestique. Quel a été le déclencheur de ton nouvel album Kiss The Beast ?
Le point de départ, c’est justement que je ne voulais pas faire un concept album cette fois-ci. J’avais l’impression que ça m’enfermait dans un style de composition précis, et j’avais envie d’autre chose. Lorsque j’ai fait My God Is Blue par exemple, je me devais d’avoir un côté un peu spirituel, avec des sons planants et méditatifs, ou quand je me suis inventé une enfance au Brésil dans L’Aventura, ça m’a emmené vers des ambiances à la Arturo Verocai. Alors qu’ici, j’ai vraiment voulu ne rien m’interdire, musicalement parlant. J’ai donc commencé à composer des choses, avant d’en faire des chansons, et c’est au moment d’écrire les textes que, presque contre mon gré, une certaine idée générale a émergé. Le premier titre que j’ai finalisé, et qui a un peu constitué la base de tout le reste, a été Mouton. Et peu de temps après ça, j’en ai fini un autre qui est devenu Loup. Sans que ça pose un concept véritablement profond, une ambiance générale s’est dessinée entre ces deux pôles opposés. À l’arrivée, le disque dans son ensemble évoque toutes mes dualités ; le loup et le mouton, le fort et le faible, et surtout le dominant et le dominé. J’ai beaucoup réécouté le disque cet été avant de le masteriser, et j’ai l’impression qu’il représente vraiment toutes mes facettes. Un peu comme tout le monde, j’ai le sentiment d’être quelqu’un de complexe. Je crois que le fait de pas avoir voulu, pour une fois, trop conceptualiser les choses, m’a permis de m’exprimer davantage et plus justement qu’avant. Il faut bien avouer que par le passé, j’ai parlé de sujets que je ne maîtrisais pas du tout, comme la politique par exemple (rires). Pour faire une analogie un peu rapide, ce que je préfère au théâtre, ce sont les décors. Et c’est un peu pareil avec mes disques, ces sujets ont défini des ambiances particulières. Parfois, il y a aussi une petite magie qui s’opère, où les gens reçoivent des messages qui ne sont pas intentionnels. J’aime l’idée qu’une fois terminées, mes chansons s’envolent et trouvent des résonances différentes selon les gens qui les écoutent.

C’est aussi la première fois que tu confies la réalisation d’un disque à plusieurs producteurs différents selon l’ambiance des compositions. Était-ce une volonté délibérée de renforcer chacune des sensibilités de tes nouvelles chansons dans son genre ?
Oui, tout à fait. Comme je ne me suis rien interdit, je me suis retrouvé avec des musiques très différentes les unes des autres, qui avaient donc besoin de personnes spécifiques pour travailler sur chacune d’elles. SebastiAn et Oscar Holter en ont produit trois, et j’ai aussi collaboré avec Victor Le Masne ou Daniel Stricker sur d’autres : ce sont les chansons elles-mêmes qui ont défini avec qui je devais travailler. Évidemment, un titre dynamique ne donne pas les mêmes envies qu’un autre plus orchestré. J’étais ravi de travailler avec Victor Le Masne, qui venait de passer deux ans au studio Motorbass pour créer la musique des Jeux Olympiques de Paris 2024 et donc, a rencontré une foule de musiciens et bossé sur une multitude de partitions à cette occasion. Il était donc très à l’aise pour apporter sa touche à mes nouvelles chansons les plus orchestrées, voire acoustiques, et sur ces titres-là, l’ordinateur ne faisait plus du tout partie du processus créatif, même s’il continuait à recevoir les informations de ce qu’on enregistrait. Lorsqu’on fait de la musique de nos jours, on a souvent tendance à se retrouver collé à une machine, ce qui peut parfois être étouffant et Victor m’a vraiment permis de m’échapper de tout ça. Collaborer avec Oscar Holter s’est avéré tout aussi formidable, et j’ai retrouvé chez lui un parfum de Guy-Manuel de Homem-Christo (moitié de Daft Punk qui a coproduit l’album Sexuality de Tellier en 2008, ndlr) : ce sont des gens qui sont obsédés par l’idée de retirer le plus d’éléments possible pour arriver à une forme d’épure, qui reste tout de même incarnée et jouissive. Ils sont vraiment très forts pour ça, tandis que pour ma part j’ai plutôt un esprit musical hyper baroque (rires). J’ai donc besoin de gens comme eux, surtout que je ne rentre jamais en studio sans avoir complètement maquetté un album. Ce qui signifie que j’arrive avec des choses très élaborées dans lesquelles il faut faire le tri. Avec les années, je me suis aussi rendu compte que j’aime autant le mauvais goût que le bon, et c’est vraiment une chose à laquelle je tiens beaucoup. Je n’hésite pas à mettre des synthés parfois très cheap dans ma musique, mais c’est quelque chose qu’il faut savoir doser. Ça peut donc être difficile pour les producteurs avec qui je travaille, qui doivent gérer mon amour du mauvais goût pour obtenir quelque chose qui reste à la fois classe, dandy et sophistiqué.

Quelque chose qui te ressemble, donc ?
la suite ici

sebastientellier.com/#tour

Texte François Dieudonné
Photographie Yann Morrison
Stylisme Benoit Paquet
Coiffure Alex Lagardère / Forty-One Studio + Agency

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