À seulement 25 ans, il est devenu le nouveau sex symbol du cinéma français. Empreint d’une rare détermination, il s’impose comme l’une des figures les plus prometteuses du septième art hexagonal et incarne avec brio une nouvelle génération d’acteurs à la fois audacieux, sensibles et élégants. Julien n’a cessé d’enchaîner les tournages, alternant des films d’auteur et de grosses productions au succès international. Depuis le printemps dernier, il est aussi devenu Ami (ambassadeur) de la prestigieuse marque de joaillerie Bvlgari. Ses performances, saluées par la critique comme par le public, révèlent un diamant brut, un comédien habité, dont chaque apparition illumine l’écran d’une intensité rare, armé de son regard azur hypnotique. Nous le retrouvons juste après le shooting de notre couverture et à la veille du premier jour de tournage de son (déjà) onzième film en seulement 4 ans !

Comment vas-tu après 10 longs métrages, 3 téléfilms et une première série Merteuil de Jessica Pallud qui vient de sortir sur HBO Max ?
Je suis quelque peu fatigué, mais c’est une fatigue heureuse. Je viens de passer un mois à préparer Cœur Fou, dont le tournage commence dans deux jours en studio. Ce projet est intense, notamment avec les nombreuses scènes de piano, de danse et de langues des signes que j’ai répété avec Camélia Jordana. C’est une période de travail acharné, mais aussi de grande excitation, car chaque nouveau film est une aventure.

Tu n’as que 25 ans et déjà un début de carrière fulgurant ?
J’ai eu la chance de commencer très jeune, et chaque année m’apporte son lot de découvertes et de défis. Je ressens une immense gratitude d’avoir cette chance de participer à des projets et d’interpréter des personnages qui me tiennent à coeur, même si parfois le rythme est vertigineux.
Que veux-tu nous dire de ton enfance dans le Beaujolais, que tu n’as pas encore raconté ?
Mon enfance à la campagne a été très joyeuse. Mon père travaille dans les échafaudages, ma mère s’est beaucoup occupée de nous avec ma grande sœur. J’étais un enfant extraverti, mais j’adorais organiser des petits spectacles avec mes amis. Ma mère nous a inscrits au théâtre à cinq ans, et depuis, je n’ai jamais arrêté. J’ai eu des rêves d’enfant très variés : astronaute, espion, garde forestier à cheval, mais le théâtre est resté mon fil conducteur, ma priorité avec l’espoir de pouvoir de faire du cinéma.

Quel est ton premier souvenir de cinéma ?
Je me souviens des week-ends passés au vidéo-club, où l’on louait trois ou quatre films. J’ai grandi avec Rémi sans famille, beaucoup de films Disney et Scoubi-doo. Le cinéma était un vrai rituel familial, une porte ouverte sur l’imaginaire et les émotions dès mon enfance.

À seulement 15 ans, tu intègres le conservatoire d’art dramatique de Lyon alors que tu n’avais pas l’âge requis…
Interview Cyrille Xavier Napolitano
Photographie Laurent Humbert
Stylisme Simon Pylyser