BETH JEANS HOUGHTON

QUI
Inconnue au bataillon il y a encore quelques mois, Beth est, à l’instar des femmes Barbara Gould, une fille qu’on n’oublie pas. Tignasse blonde, moue boudeuse et excentricité exacerbée, c’est l’anti Lana Del Rey ! Originaire de Newcastle et expatriée à Los Angeles, elle a su tirer partie du meilleur des deux mondes et s’armer d’un groupe aussi déviant qu’elle : The Hooves Of Destiny. Coup de cœur et coup du sort, Anthony Kiedis (Red hot Chili Peppers) en a fait sa nouvelle muse et lui ouvre la porte de la presse people et des soirées mondaines.

QUOI
Your Truly, Cellophane Nose, premier album de Beth et sa bande donne le ton : pêle-mêle instrumental de cordes, guitares, percussions et la voix qui règle les comptes façon Ok « Chorale ».
Car il y a bien du lyrisme dans la voix de Beth, pas celui, épuisé des essais post-new wave d’aujourd’hui,  mais plutôt l’écho d’une folie douce qui séduit et interpelle à la fois. Le combo rappelle les débuts de Beirut, Vampire Weekend et au final un peu tout et son contraire pour se résumer en ce nom à la complexité exemplaire : Beth Jeans Houghton & The Hooves Of Destiny.

VERDICT

Outsider revendiqué sur la scène des filles à guitare, BJH pourrait bien devenir la it-girl incongrue et inespérée en déviant les goûts lissés des leaders d’opinion. À seulement 21 ans, on ne peut s’empêcher de croire que la voie royale est ouverte à cette jeune artiste, bientôt exposée et récupérée par le milieu arty. Et on sait déjà qu’elle prendra un itinéraire bis.

Texte : Florian Leroy-Alcantara

Photographie : Maxime Sokolinski

EXTRAIT DEDICATE 28 – Printemps-Été 2012 –

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