Gus Van Sant à la Cinémathèque Française

Elephant, Will Hunting, Harvey Milk, Last Days, Paranoid Park, My own Private Idaho, Drugstore Cowboys sont quelques films realisés par un des réalisateurs les plus contemporains et modernes de sa génération. Son Univers, ses rythmes, ses personages qui vous emportent sont sa signature. Réalisateur Culte, anticonformiste et fer de lance du cinema indépendant Gus Van Sant nous transporte.

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Michael Pitt dans Last Days (2005) © HBO

La Cinémathèque Française lance aujourd’hui une grande retrospective, autour de ses films, de ses oeuvres plastiques et de ses collaborations artistiques.

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Keanu Reeves et River Phoenix dans My Own Private Idaho  (1991) © Warner Bros Inc.

 

Matthieu Orléan, Commissaire de l’exposition en parle ainsi:

« Sans étendard et sans manifeste. Pris un à un, indépendamment, les films de Gus Van Sant suscitent l’étonnement. Pris ensemble comme un tout, ses seize longs métrages, de par leur extrême diversité, créent une profonde sidération. Comme si, film après film, Van Sant réinventait sans cesse tout son cinéma. On se demande alors si c’est le même metteur en scène qui a arrêté le temps du massacre d’Elephant et accéléré la vie du militant gay Harvey Milk. (…)

DEDICATE-DIGITAL_Gus-Van-Sant_06John Robinson dans Elephant (2003) © HBO

Avec sa filmographie riche et hétérogène, Gus Van Sant nous oblige à repenser ce qu’est un auteur de cinéma. Le metteur en scène américain aux multiples visages brouille les pistes et emmêle les fils rouges, dessinant au final un canevas aux motifs inédits. (…)

DEDICATE-DIGITAL_Gus-Van-Sant_02Casey Affleck et Matt Damon dans Gerry  (2002) – © All Rights Reserved

Nourri de références venues d’ailleurs, et particulièrement d’Europe, Gus Van Sant n’en reste pas moins un cinéaste en synchronicité perpétuelle avec l’état (réel ou inconscient) de son pays. L’Amérique violente des déclassés et des exclus, l’Amérique des scrapbooks et de l’envahissement des médias, l’Amérique de la terre brûlée et de l’écologie en danger. L’Amérique qui a inventé le folk et le psychédélique, une manière d’être au monde irrévérencieuse et on the road : la route métaphysique et matricielle de laquelle on vient; et celle au contraire, labyrinthique, qui ne mène nulle part. (…)

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River Phoenix dans My Own Private Idaho (1991) © Warner Bros Inc.

Il y a chez Van Sant un besoin d’images pour se raconter ou tout simplement pour être. Comme si chaque film était une réconciliation profonde avec lui- même et le rêveur qu’il est. Chez lui, le réel, fait de clairs obscurs, d’ellipses et de décrochages poétiques, flirte irrémédiablement avec le fantastique et le funeste. Un au-delà païen. Chez Gus Van Sant, la mort déferle toujours. D’un côté, ceux qui partent ; de l’autre, ceux qui restent et résistent. Gus Van Sant est de ceux-là : un artiste qui renaît chaque fois et incarne la part la plus humaine du cinéma américain. (…) »

 

Retrospective Gus Van Sant

Les films et conférences du 13 avril au 28 mai.

L’exposition du 13 avril au 31 juillet.

Cinémathèque Française

51 Rue de Bercy, 75012 Paris

 

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Mala Noche  (1986) © Sawtooth Film Company

LES FILMS

 

Le programme complet est ici

 

 

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