CASSIUS, WE LOVE THEM SO!

COME BACK FRACASSANT DU DUO FRENCH TOUCH 99! ZDAR & BOOMBASS RÉCEMMENT ED BANGERISÉS, NOUS REÇOIVENT DANS L’INTIMITÉ DE LEUR TENTE BACKSTAGE DE LA BLOCK PARTY BY DIESEL 2011, D’UNE HUMEUR À TOUT CASSER…

De quelle humeur êtes-vous?
P: D’une humeur Exécrable! Parce que j’ai acheté une DS4 grâce à la pub et je l’ai plantée hier soir.
H: Parce qu’on a joué à la bourse et on vient de perdre toutes nos royalties!

Cassius c’est Philippe et Hubert, qui serait le 3e?
P: Cédric Le Choué. C’est notre danseur, enfin, il danse en studio et en soirée lorsqu’il est en forme, toujours torse nu!

Cela fait déjà 15 ans de carrière depuis “L’homme qui valait 3 milliards”. (Leur premier duo). Ce serait quoi le meilleur souvenir de ces 15 ans?
H: Qu’on soit toujours là!
P: Oui carrément, la semaine dernière on s’est retrouvés tous les deux à Amsterdam et j’ai dit à Hubert: “tu vois ma joie c’est de te retrouver”. C’est vraiment mon meilleur souvenir actuel parce que j’ai pensé aux Rolling Stones qui voyagent séparément, aux Dépêche Mode… Mais bon, au bout de 15 ans les mecs se  détestent en général alors que nous on est toujours super heureux de se retrouver. C’est la vérité!

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Vous avez écoulé 250.000 ex de votre premier album 1999?
H: 250 000 pour la mise en place!!!
P: Non mais pourquoi tout le monde dit ça? C’est près de 450 000 exemplaires avec l’export! J’aurais rêvé faire 500 000! Non ce n’est pas vrai du tout! Je me suis toujours foutu des chiffres.

Alors comment avez-vous vécu ce carton plein?
H: ben on s’amuse bien et on a un peu la grosse tête, pas la grosse tête de façon protubérante, mais celle avec laquelle tu as tendance à croire un peu que tu sais.
P: Nooon Hubert. Moi je ne me suis rendu compte de rien, je croyais que ça serait comme ça pour chaque album. Je trouvais ça génial et je me souviens qu’on est allé faire l’émission “Big Breakfast” en Angleterre, j’ai réalisé que c’était comme faire le JT de 13H sur TF1 et là j’ai commencé à me dire, “Putain, ouah les mecs…”
H: Non ce qui est excitant c’est que tu as confiance en toi dans le bon sens du terme. On avait déjà un peu goûté au succès avec les trucs qu’on avait faits avec Solaar mais là, c’était notre histoire et ce qui est hyper agréable c’est que tu as un retour sur ce que tu fais et tu y prends plaisir et confiance.
P: C’est d’autant mieux puisqu’on est des vrais gars et des potes dans la vraie vie.

“Au rêve”, votre second album sort en 2002 et là c’est un peu votre “Titanic” (dixit Hubert)?
H: Ce n’est pas vraiment le Titanic parce d’abord, on est encore en vie et puis lorsqu’on ré-écoute le disque, il reste notre album préféré. On l’a enregistré dans de gros studios aux US, notamment à Miami pour Ghostface et à grands frais grâce à une avance de notre maison de disque.
P : Oui, je me souviens on avait même mis 300.000 francs (45.000) chacun dans les mixs !…
H : Ouais et en attendant, lorsqu’aujourd’hui tu mets le disque très fort chez toi et ben l’argent il transpire des basses ! (rires)

Qui serait votre “Foxy Lady” aujourd’hui?
H: Euh, je cherche… P: C’était un peu pour toutes les filles qu’on adorait à l’époque! Mais maintenant on est gays tous les 2 alors on s’en fout! (rires)

N’était-ce pas un clin d’oeil inconscient à Diana Ross?
P: Ah! Y en a toujours eu, Hubert a été une fois dans un ascenseur avec Diana Ross.
H: Oui, j’ai fait 4 étages avec elle dans un ascenseur à NYC, j’ai découvert qu’elle était bien plus petite que ce que j’imaginais et surtout d’une beauté hallucinante, mais j’étais invisible pour elle et j’ai eu une envie proche du fratricide puisqu’elle ne regardait que mon frère (Mathieu aka Sinclair). Elle l’a regardé parce qu’il était plus grand que moi.

Ça fait quoi d’avoir reçu la médaille de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres?
H: Demande au collabo, moi je ne sais pas! (rires)
P: Euh… C’est la grande fierté de ma vie!

En 2006 sort votre troisième album “15 again”, auquel ont collaboré Pharell Williams, Guy Manuel des Dafts et Sébastien Tellier, que diriez-vous d’eux?
P: Ils sont tous les trois super talentueux.
H: Pharell Williams c’est… Bottes en plastique et chapeau de pêcheur! Ce que j’ai trouvé génial c’est que le mec arrive avec ses botte Aigle de marin breton en voulant lancer un look mais  elles ne deviendront à la mode que plus tard. Pharell c’était une vraie belle histoire, sincère, il nous a appelés en nous disant qu’il aimait tel morceau et puis on a enchaîné.
P: Guy Man c’est comme un vieux frère, j’ai tourné des milliers de kilomètres avec lui.
H: Il a beaucoup maigri et a même des muscles et des lunettes maintenant! (rires)

Et Sébastien Tellier?
H: Je connais moins Seb.
P : Vieux frère aussi, j’ai fait son album (ingé son) Je vais te dire un truc d’acteur américain, je pense que c’est un des derniers génies français depuis très longtemps, son morceau “Ritournelle” est le meilleur morceau français
depuis que Gainsbourg est mort.
H : Dès qu’il aura les cheveux courts, il va renaître… Quand il aura mon coiffeur !

2010 sortie de “The Rawkers”, retour chez Pedro Winter et Ed Banger comment s’est passée  cette évolution?
P: C’est toujours le même son bien suave, bien trempé, dégueulasse.
H: Comme d’habitude, suite à un enchaînement de hasards positifs…
P: Il a écouté le track dans une chambre d’hôtel et l’a signé tout de suite, nature, efficace! H: Depuis il se passe des choses géniales et avec une super énergie autour. Le morceau a une nouvelle vie tous les six mois.

 

C’est devenu le clip vidéo “I love U so” hallucinant, une application I-Phone…
P: j’ai même acheté un I-phone pour avoir l’application. Le clip a été réalisé par trois mecs “we are from L.A”, on est dedans mais depuis l’album “Au rêve” on ne s’occupe plus de rien pour l’image.

Comment s’est passé la collaboration avec Pedro Winter ?
P : Il est venu à la fin, au mix surtout.
H : Il a mis la bonne vibe sur les derniers points où l’on ne savait plus trop.
P : Il nous a guidé dans les bons choix des morceaux, c’est un bon chef de label parce qu’il sait vraiment ce qu’il veut. C’est en cela qu’il est un vrai bon producteur.

Je vais vous dire des titres et des noms d’artistes, dites-nous ce que cela vous inspire:  “Tommy” des Who :
H: Euh… Grande frayeur lorsqu’on était petit.

“Off The Wall” de Michael Jackson?
P: Le meilleur album de tous les temps.

H: Un objet de fantasme.

InnerCity?
P: Pour moi c’est un dieu, c’est le seul mec qui a réussi à faire de la techno pour tout le monde.

Si je vous amène Diana Ross et David Bowie, vous en faites quoi?
P: Je dis à David qu’il est bien le plus grand song-writer de tous les temps et j’essaie de me
faire Diana. (rires)

Avec qui vous aimeriez créer prochainement?
P: Jay Z.

H: Beyonce si elle n’a rien à faire.

Vous écoutez quoi en ce moment?
P : Fela Kuti.

H : Metronomy, avec qui j’aimerais bien faire des prods d’ailleurs.

Pour finir, quel est votre programme pour cet été?
P: On va prendre des vacances, moi à Ibiza…

H: Et moi en Corse et puis certainement un grosse sortie d’une sorte de remix d’ “I love U so” que quelqu’un s’est approprié et qu’on afini ensemble… C’est juste une tuerie! chant-mé! Ça devrait sortir d’ici à la rentrée…

Interview : Cyril Xavier Napolitano

Photographie : SoMe

EXTRAIT DEDICATE 26 – Été 2011

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